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La Récupération Améliorée Après Chirurgie (RAAC) : Une révolution en orthopédie

Le 21 décembre 2015
L’équipe du Docteur Autissier propose une prise en charge qui vise à améliorer la récupération et accélérer la réhabilitation fonctionnelle et psychique des patients après une chirurgie programmée.
L’équipe du Docteur Autissier propose une prise en charge qui vise à améliorer la récupération et accélérer la réhabilitation fonctionnelle et psychique des patients après une chirurgie programmée. Ce concept a été mis en place progressivement, par étapes, depuis 3 ans et est devenu complètement effectif depuis novembre 2014 avec désormais plus de 600 patients pris en charge selon le concept RAAC.

Introduite dans les années 90 en chirurgie cardiaque (1) et théorisée par H Kehlet en chirurgie colique (2), la Récupération Amélioréé Après Chirurgie est devenue le standarddans de nombreux systèmes de santé en Europe du Nord(Scandivaie,Pays-Bas), mais aussi en Grande Bretagne, au Canada, en Australie et Nouvelle Zélande et plus récemment aux Etats-Unis

Ces programmes sont plébiscités par les patients en premier lieu pour l’amélioration du service médical perçu. Ils répondent ainsi à la double exigence de sécurité et de qualité des soins.

La démarche est à la fois clinique et organisationnelle, construite au sein d’une équipe et animée par Céline,notre infirmière référente RAAC.

L’éducation des patients à leur parcours de soins

Les patients accompagnés par une personne de leur choix, assistent à une réunion d’information durant laquelle ils auront toutes les explications sur leur intervention, l’anesthésie, la prise en charge de la douleur mais aussi sur les suites, la kinésithérapie, les questions administratives...Ils rencontrent alors un patient déjà opéré de la même intervention quelques semaines auparavant qui leur transmet son expérience récente...

Les patients sont responsabilisés et intégrés comme membre central de l’équipe. Le but est de diminuer l’anxiété et d’instaurer un climat de confiance mutuelle essentiel.

Les ordonnances sont entièrement éditées avant l'intervention afin de préparer et faciliter le retour à domicile.

L’infirmière référente accompagne chaque patient dans son parcours, elle explique l’importance de leur engagement dans ce processus et leur responsabilisation. Un appel téléphonique au patient 48h avant l’intervention permet de vérifier que tout est prêt (prise de sang, douches pré-opératoires, valise, dossier, médicaments etc..) et de diminuer l’anxiété en échangeant sur la situation personnelle de chacun.

l’analgésie multimodale avec épargne morphinique

La prise en charge de la douleur, avec la prévention des infections, reste au cœur de la prise en charge chirurgicale. De nouveaux protocoles permettent de diminuer considérablement la consommation d’analgésiques et la suppression de la morphine. L’introduction de la cryothérapie et pressothérapie ainsi qu’un suivi individuel ont permis de diviser par deux la consommation d’antalgiques et de leurs effets secondaires.

la démédicalisation précoce du soin

Il s’agit de diminuer au maximum le contexte hospitalier. Les patients peuvent entrer le matin même de l’intervention s’ils le désirent. Après l’intervention, les patients sont rhabillés dès leur retour en chambre et bénéficient du Game Ready (cryo et pressothérapise post-opératoires). Les perfusions sont retirées dès le lendemain matin.

la mobilisation et la nutrition précoces

Le jeûne engendre une majoration du stress et de l’inconfort. C’est pour quoi les patients peuvent boire un café sucré ou un jus de fruits sans pulpe 2 heures avant leur intervention (Société Française Anesthésie et Réanimation 2007). Grâce à la rachi-anesthésie, ils peuvent boire dès leur retour de bloc et sont réalimentés dans les heures qui suivent.

l’organisation du suivi à domicile

Le retour au domicile est autorisé dans la grande majorité des cas (90%) 48 heures après l’intervention. En effet Les patients regagnent leur domicile précocément car ils remplissent les critères cliniques de sortie plus rapidement : l’autonomie, la mobilisation active, l’absence de douleurs ou une EVA < 3/10.

Le retour est anticipé et rigoureusement organisé. Toutes les ordonnances ont été données bien avant l’hospitalisation et les professionnels de santé ( IDE et kinésithérapeutes) prévenus. L’infirmière référente reste joignable à tout moment sur une ligne directe et appelle systématiquement chaque patient quelques jours après la sortie assurant la continuité du lien. Ainsi, le patient sait que toutes les conditions sont réunies pour un retour serein.

Point important : ces programmes ne transfèrent pas la charge de travail hospitalière vers la médecine de ville.

Ces mesures simples ont démontré un grand impact sur les suites opératoires. Elles permettent un retour précoce au domicile suivant les mêmes critères cliniques de sortie qu’une prise en charge classique. Elles aboutissent, à la demande de certains patients et en fonction de différents critères, à une prise en charge en ambulatoire.

 

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